Deux visions dominantes tentent actuellement d’imposer leur modèle d’influence au reste du monde : d’abord celle incarnée par les grands groupes technologiques, notamment américains, fondée sur une approche monopolistique et financière de la technologie. Et, d’autre part, celle incarnée par les « Etats technologiques » notamment asiatiques, fondée sur une approche idéologique et politique de la technologie. Entre ces deux visions, la France et l’Europe n’ont à ce jour aucune alternative crédible à proposer au pays du Sud et restent donc les grands absents de la bataille d’influence en cours. Or ces deux grands modèles qui ne font que renforcer une mondialisation fondée sur l’exploitation des ressources locales – notamment désormais les données des citoyens, des entreprises et des Etats – sans aucun partage de valeur avec les pays concernés, ne sont pas tenables à terme.

Car la mondialisation est en train de changer. D’ici 2050, nous allons collectivement devoir nourrir, transporter, soigner, loger, protéger, éduquer, chauffer, éclairer … bref, faire entrer dans une zone de confort 10 milliards d’êtres humains dont 7,5 principalement regroupés dans les pays du Sud, avec moins de ressources naturelles, moins de matières premières et moins de consommation énergétique. Il nous faut donc impérativement imaginer et déployer une troisième voie, fondée sur une vision entrepreneuriale, sociale et durable de la technologie et incarnée par le « soft power » français, c’est-à-dire par notre capacité à accompagner l’innovation locale et la production d’idées et de normes non seulement dans le champ économique, social et culturel, mais également, désormais, dans le champ technologique.

C’est pour contribuer à relever ces immenses défis que Benoit RANINI et Olivier MIDIERE, ont décidé de créer TechForGrowth Foundation (T4GF), un fonds de dotation destiné à apporter des solutions numériques intelligentes aux pays du sud leur garantissant à la fois leur indépendance technologique et leur prospérité économique.